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Prochains stages de basse continue :

BB2014Brillamment Baroque en Avril 2014

F. Couperin : Concerts Royaux (pour dessus et B.C.)

J.J. Quantz : Essai d'une méhode pour apprendre à jouer de la flûte traversière, ....

 

Georg Frierich Haendel : Mi palpita il cor (recitativo 1) - Irena Troupova, soprano

A partir de la fin du 16ème siècle, époque où la monodie accompagnée triomphe de la polyphonie, on prend l'habitude de simplifier la notation des accompagnements continus de clavier en n'écrivant que la basse : le soin de compléter l'harmonie revient à l'interprète qui "réalisera" la basse continue.

L'inconvénient de cette méthode est d'exagérer l'initiative de l'interprète; aussi s'avisa-t-on, en Italie d'abord, puis bientôt dans toute l'Europe, d'indiquer par une série de chiffres placés sous la partie de basse les accords auxquels cette basse doit servir de fondement. Le rôle de l'accompagnateur était encore fort délicat, car on lui demandait d'improviser les parties intermédiaires et les ornements adaptés au caractère de l'œuvre, et souvent d'utiliser, en imitation, les motifs de la mélodie

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Le principe du chiffrage est le suivant (selon la méthode la plus répandue) :
- L'accord parfait sans altération (dièse, bémol, ou bécarre) ne se chiffre pas.
- Chaque chiffre indique l'intervalle que forme une note de l'accord avec la basse (3 = tierce, 4 = quarte, etc.). Pour simplifier la notation, on ne chiffre pas les notes complémentaires.
"Beaucoup d'auteurs chiffrent d'une manière fort défectueuse", écrivait en 1754 J.-L. de Béthizy, ardent propagateur des idées de Rameau. En fait, les conventions de chiffrage ont différé selon les époques et les écoles, compliquant encore le travail des "réalisateurs" d’aujourd’hui.
Pendant tout le 17ème siècle et la plus grande partie du 18ème, une basse chiffrée accompagnait non seulement les récitatifs et les airs, mais aussi les grands ensembles vocaux et instrumentaux. Elle était destinée à des instruments à clavier (rarement au luth, qui avait sa notation propre), la basse elle-même devant être doublée, généralement par une viole de gambe ou un violoncelle.


On rencontre fréquemment l'abréviation b. c. qu'il faut traduire par basse continue et non par basse chiffrée, le chiffrage n'ayant pas un caractère de nécessité.

D’après « La Musique » - histoire et dictionnaire discographique – Roland de Candé –Seuil

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